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Etablissements hospitaliers  ESF Saint-Antoine 
Procédure de l’étirement d’un muscle

L’alternance de pratiques corporelles et de réflexions partagées nous a fait éclairer particulièrement les points suivants. Ils ont été mis en ordre au fur et à mesure de l’avancement de notre travail.

* Un muscle ne peut être étiré avec un gain réel sur la distance qui sépare ses insertions que s’il est au repos. Un muscle au repos n’est pas sans tension.

* Il est primordial d’abaisser le tonus du muscle que nous souhaitons étirer : massages, relaxations, massages de tendons, et autres "gri-gri"...

* Nous avons constaté que le soin apporté à abaisser le tonus d’un muscle, ou d’un groupe de muscles, avait un impact sur les régions proches mais aussi sur les régions les plus éloignées de celle qui était sollicitée.

* Pour éloigner les insertions d’un muscle l’une de l’autre, il est nécessaire de les repérer : repérages tactiles, géographie anatomique sur dessins, schémas ou moulages osseux.

* Il est utile d’éprouver une ou plusieurs postures sollicitant le muscle à étirer, avant de commencer le processus de l’étirement, et à chaque étape, pour apprécier le gain en longueur du muscle en évaluant l’augmentation de l’amplitude articulaire.

* Un muscle se contracte d’autant plus et d’autant plus vite qu’il est étiré rapidement. Cela impose un pré étirement bien en deçà de la mise en étirement dite "efficace".

* La suite de la mise en étirement doit être très progressive et toujours en deçà d’une perception douloureuse, les autres perceptions étant bien difficilement utilisables. Qui peut distinguer l’étirement de la tension ? Il est intéressant de comparer la capacité à adopter une ou plusieurs postures à la même capacité préalable à la situation et à chaque étape du processus d’étirement (cf. point 4).

* La durée de la mise en étirement est une notion fondamentale. Comme la nécessité de répéter les situations d’étirement pour gagner de la longueur entre insertions, dans un premier temps, pour entretenir ce gain ensuite.

* La connaissance de la mécanique anatomique permet de “jouer” avec l’insertion fixe et l’insertion mobile du muscle à étirer, en alternant la fixation et la mobilité pour poursuivre la mise en étirement.

* L’expiration est un moyen efficace pour abaisser globalement la vigilance et donc le tonus musculaire. Elle est utilisée pour éloigner une insertion de l’autre qui reste fixe, par ex : pour le grand pectoral. Mais l’inspiration est utilisée de la même façon, par ex : pour le grand dorsal. L’expiration systématiquement associée à l’étirement est une erreur qui s’appuie sur des "a priori" ou sur une étude partielle de l’étirement du muscle.

* Il est possible, avant et à certaines étapes de la mise en étirement, d’exercer une contraction maximum du muscle pour profiter de l’abaissement tonique qui suit cette contraction et augmenter la mise en étirement.

* Nous devons veiller à ce que le gain d’un muscle étiré ne corresponde pas à la rétraction de son antagoniste ou d’un muscle de la même chaîne - notion de fascia -

* L’arrêt de l’étirement et le retour à la posture de départ doit être lent et progressif en évitant de contracter immédiatement le muscle ou le groupe de muscles qui vient d’être mis en étirement.

* Il est incontournable, après avoir étiré un muscle, d’étirer son antagoniste.

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